Quand on vit avec un syndrome de l’intestin irritable (SII), on finit souvent par modifier son alimentation… parfois dans le bon sens, parfois dans l’excès. Identifier les erreurs alimentaires les plus fréquentes permet d’éviter les restrictions inutiles et de retrouver une relation plus apaisée avec son assiette.
Le plus souvent, ces “erreurs” ne sont pas liées à un manque de volonté.
Elles viennent d’une envie légitime : aller mieux. Je sais ce que c’est je suis passée par là.
Mais face aux informations contradictoires, aux listes d’aliments interdits et aux conseils trouvés en ligne, on peut facilement se perdre.
Voici les pièges les plus courants — et comment les aborder autrement.
Supprimer trop d’aliments d’un coup
C’est probablement l’erreur la plus fréquente.
Dès que les symptômes apparaissent, beaucoup de personnes :
- arrêtent le gluten
- suppriment les produits laitiers
- retirent les légumineuses
- éliminent certains fruits
- réduisent fortement les fibres
Le problème ?
Une restriction massive rend l’alimentation :
- déséquilibrée (carences)
- stressante
- socialement compliquée
- difficile à tenir dans le temps
L’approche Low FODMAP développée par l’Monash University repose au contraire sur une réduction temporaire et structurée, suivie d’une réintroduction progressive, pour comprendre précisément quelle famille d’aliments est problématique.
Et surtout, l’objectif n’est jamais d’éliminer à vie.
Ignorer les portions
Avec le SII, la tolérance est souvent dose-dépendante.
Un aliment peut être bien toléré en petite quantité et problématique en grande portion.
Par exemple :
- avocat
- poudre d’amande
- certains fruits
- certaines céréales
Le souci n’est donc pas toujours l’aliment… mais la quantité cumulée dans le repas.
C’est là que l’organisation alimentaire pour SII devient importante : mieux répartir les apports peut changer la tolérance digestive.
Accumuler les FODMAP sans le savoir
Même en mangeant “healthy”, on peut accumuler plusieurs sources de FODMAP dans un même repas :
- ail dans la sauce
- blé dans les pâtes
- oignon dans les légumes
- dessert riche en lactose
Chaque élément pris seul peut sembler modéré.
Mais combinés, ils peuvent augmenter la fermentation et les ballonnements.
Avoir des recettes Low FODMAP validées aide souvent à visualiser ces accumulations invisibles.
Manger trop vite
Ce n’est pas seulement une question d’aliment.
Manger rapidement favorise :
- l’ingestion d’air
- une mastication insuffisante
- une digestion moins efficace
Dans le SII, l’intestin est souvent plus sensible à la distension (hypersensibilité viscérale décrite dans la littérature gastro-entérologique).
Un même repas peut être mieux toléré simplement parce qu’il est mangé plus lentement.
Se focaliser uniquement sur l’alimentation
L’erreur fréquente : penser que tout vient de l’assiette.
Le SII est un trouble fonctionnel influencé par l’axe intestin-cerveau.
Le stress, le sommeil, la fatigue, les émotions jouent un rôle réel dans l’intensité des symptômes.
Même une alimentation parfaitement adaptée ne compensera pas :
- une période de stress intense
- un manque chronique de sommeil
- une surcharge mentale
L’alimentation est un levier important.
Mais elle n’est pas isolée du reste.
Tester plusieurs approches en même temps
Sans s’en rendre compte, certaines personnes cumulent :
- Low FODMAP
- sans gluten
- sans lactose
- pauvre en histamine
- jeûne intermittent
Résultat : on ne sait plus ce qui fonctionne, et l’alimentation devient anxiogène.
Une approche progressive et ciblée est généralement plus efficace qu’une accumulation de restrictions. Et surtout, le plus important, se faire accompagner par un pro de santé pour éviter toutes ces erreurs !
Avoir peur de manger
Avec le temps, le SII peut créer une véritable appréhension des repas.
On anticipe.
On analyse.
On évite les sorties.
Cette hypervigilance peut elle-même amplifier les sensations digestives.
Retrouver des repères simples — comme des menus Low FODMAP équilibrés et répétables — peut réduire cette charge mentale.
Se comparer aux autres
Ce qui déclenche chez une personne peut être parfaitement toléré chez une autre.
La composition du microbiote, le niveau de stress, le type de SII (diarrhée, constipation ou mixte) influencent la réponse digestive.
Il n’existe pas d’alimentation universelle pour le SII.
Ce qui aide vraiment
Plutôt que de chercher l’alimentation parfaite :
✔️ observer ses propres déclencheurs
✔️ ajuster les portions
✔️ structurer ses repas
✔️ éviter les accumulations
✔️ réduire la pression
C’est exactement l’esprit dans lequel j’ai conçu l’application de recettes Low FODMAP AUDREYLNRD RECIPES.
Pas une méthode stricte.
Pas une liste d’interdits.
Mais un outil pour :
- simplifier les choix
- proposer des recettes Low FODMAP validées
- soutenir une meilleure organisation alimentaire
- alléger la charge mentale quotidienne
Je n’ai pas créé une solution miracle.
J’ai créé l’outil que j’aurais aimé avoir quand je me sentais perdue face à mon assiette.
Important
Je ne suis pas professionnelle de santé.
Les informations partagées ici sont basées sur des recherches scientifiques fiables (notamment les recommandations de l’American College of Gastroenterology et les travaux de l’Monash University) ainsi que sur mon expérience personnelle avec le SII.
Elles ne remplacent pas un avis médical ou un accompagnement personnalisé.
Je recommande toujours de travailler ton hygiène de vie et ton alimentation avec une professionnelle spécialisée en troubles digestifs.
Je collabore avec Joséphine, qui valide scientifiquement le contenu de l’application et des ressources proposées.
En résumé
Les erreurs alimentaires avec le SII ne sont pas des fautes.
Ce sont souvent des tentatives d’aller mieux.
En ajustant progressivement, en évitant les restrictions excessives et en retrouvant des repères simples, il est possible de vivre une alimentation plus stable et plus sereine.
Ton ventre n’a pas besoin de perfection.
Il a besoin de cohérence et de douceur.

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